
Samedi 22 Novembre à 8h00
« Le François Copée »
1 Boulevard du Montparnasse
75006 Paris
Joël RIGOLAT
Secrétaire Général du R.P.F.
Marine Le Pen, le 13 septembre 2008 à Evian-les-Bain.
Le FN, qui compte sept eurodéputés, a annoncé l'investiture de Marine Le Pendans le Nord-Ouest, soit sur les régions Nord/Picardie/Hte Normandie.
Le choix de Marine Le Pen a été qualifié de "parachutage" par des conseillers régionaux du Nord-Pas-de-Calais proches de l'eurodéputé sortant Carl Lang, qui briguait aussi l'investiture, et auquel Mme Le Pen a proposé d'être numéro deux sur sa liste.
Elue en Ile-de-France au dernier scrutin européen, la vice-présidente du FN s'était présentée à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) aux législatives de 2007 et aux municipales de 2008.
Onze conseillers régionaux ont appelé mardi, devant la presse à Lille, à une candidature de rassemblement des "nationaux et souverainistes" autour de Carl Lang, qui serait ainsi en concurrence avec la liste de Marine Le Pen.
Six d'entre eux venaient d'être exclus du FN mais se sont présentés comme "démissionnaires", comme leur cinq collègues. L'un d'eux, l'ancien député Christian Baeckeroot, a qualifié Carl Lang de "candidat naturel de ce rassemblement", dans lequel des membres du Mouvement pour La France (MPF) de Philippe de Villiers auraient leur place.
L'UPF qualifie de contre-nature cette éventuelle alliance que le MPF s'empressera surement de démentir; le souverainisme ne saurait être le supplétif du nationalisme éxacerbé du FN, et nous appelons de nos voeux à une union entre mouvements de mêmes racines et de mêmes combats politiques pour le bien de notre pays et de ses citoyens.
MPF, RIF, DLR, MRC & UPF ont toutes les raisons politiques justifiant leur alliance pour 2009, mais une alliance entre Nationalistes et Souverainistes reviendrait à la même ambiguité qu'une alliance entre les Socialistes et la LCR.
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Octobre, mois maudit pour les marchés boursiers. Après 1929, 2008. En trois semaines et demie, Wall Street et les autres places ont chuté de plus de 25 % en moyenne.
Vendredi 24 octobre, 79e anniversaire du plongeon à Wall Street de 1929, les Bourses ont connu une nouvelle journée noire. A Paris, l'indice CAC 40 a terminé la séance en baisse de 3,54 %, après avoir perdu plus de 10 % en cours de journée et être passé sous la barre des 3 000 points. Tokyo a cédé 9,60 %, Bombay 11 %. L'indice Dow Jones a reculé de 3,59 %.
Depuis début 2008, les places boursières internationales ont perdu la moitié de leur capitalisation. Environ 25 000 milliards de dollars sont partis en fumée, soit deux fois le PIB des USA. Certaines places ont disparu du paysage. La Bourse de Reykjavik a perdu 94 % de sa valeur, Moscou 72 %, tout comme Bucarest.
Ni la mise en oeuvre de gigantesques plans de sauvetage bancaires, ni l'annonce de plans de relance économique massifs ou les appels au calme lancés par les dirigeants politiques et monétaires ne parviennent à enrayer la chute des Bourses. Les investisseurs sont de plus en plus convaincus que l'économie mondiale n'échappera pas à une récession longue et douloureuse.
En Chine, le marché immobilier donne des signes de craquement, ce qui risque de fragiliser l'ensemble du système bancaire. Les fermetures d'usines se multiplient, les entreprises se trouvant privées de leurs débouchés dans les pays occidentaux. En Russie et dans tous les pays producteurs de pétrole, les revenus tirés des ventes de brut fondent au fur et à mesure que le prix du baril s'écroule. Le cours du brent est tombé vendredi à 62 dollars, soit une baisse de plus de 55 % en trois mois. Aujourd'hui le prix du baril est au dessous de la barre symbolique des 60$.
La crise des subprimes dégénère en crise économique globale, qui menace les pays les plus faibles. Vendredi, l'Islande, au bord de la faillite, a annoncé avoir signé un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt de 2,1 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros). Et la liste des pays en grande difficulté ne cesse de s'allonger : Ukraine, Pakistan, Argentine, Hongrie,etc.
Aux Etats-Unis et en Europe, la contamination de"l'économie réelle "commence à se matérialiser. Selon les chiffres publiés vendredi, l'économie britannique s'est contractée de 0,5 % au troisième trimestre, soit le recul le plus important depuis 1990. En Espagne, le taux de chômage est remonté à son plus haut niveau depuis quatre ans. En France, le climat des affaires est tombé à son plus bas niveau depuis 1993. Quant au marché immobilier, il donne des signes de craquement. Le nombre de transactions va chuter d'au moins 25 % en 2008, ont indiqué les notaires.
Certains secteurs vacillent. Au premier rang d'entre eux, l'automobile. Renault va fermer ses usines en Europe de l'Ouest durant les vacances de la Toussaint. Le président du conseil de surveillance de Volkswagen, Ferdinand Piëch, prédit "une traversée du désert".
Au vu de cette détérioration du paysage économique, les opérateurs boursiers s'attendent à un effondrement des profits des entreprises.Tous les secteurs sont touchés. Les plus exposés sont, la construction, les mines, les grands magasins, l'assurance-vie et la banque. Les valeurs refuges défensives se réduisent à une peau de chagrin : produits de grande consommation, spiritueux... A la Bourse de Paris, la moins mauvaise performance revient à GDF Suez, qui affiche un recul de 21,66 % depuis le début de l'année. La plus mauvaise est le fait de Renault, dont l'action a baissé de 77,12 % depuis le 1er janvier.
L'inquiétude des investisseurs est d'autant plus grande que les marges de manoeuvre monétaires et budgétaires commencent à s'épuiser. En premier lieu, les taux d'intérêt s'approchent de leur plancher. Aux USA, la Réserve fédérale pourrait annoncer, mardi, une nouvelle baisse de son taux directeur, fixé aujourd'hui à 1,5 %. En Europe, les opérateurs s'attendent aussi à un geste de la Banque centrale européenne,dont le taux principal s'établit à 3,75 %. Au Japon, la banque centrale est dans l'incapacité d'agir, son taux directeur se situant à 0,5 %.
Sur le plan budgétaire, les injections de fonds publics pour sauver les banques vont se traduire par une hausse sensible des dettes publiques et par un recours massif à l'emprunt de la part des Etats. Cet afflux d'obligations du Trésor sur les marchés financiers va provoquer une forte remontée des taux d'intérêt à long terme qui jouent un rôle majeur dans le financement de l'économie.
La question de la confiance reste centrale, et personne ne sait bien aujourd'hui quel élément catalyseur est susceptible de la restaurer de manière durable. Le système capitaliste libéral est victime de lui même et s'effondre sur lui même. Tous les arguments qu'il défendait sont aujourd'hui ceux qui se retourne contre lui et vont faire chuter les bourses dans les tréfonds des cotations.
Tous les milliards injectés pour sauver les grandes puissances du capital sont en train de s'envoler à jamais et les petites PME/PMI pour lesquelles on n'est pas intervenu sont en train de déposer le bilan les unes derrière les autres.
Le système capitaliste libéral va se réveiller avec un gros mal de crâne d'avoir oublié que ce qui fait sa richesse et sa puissance c'est le peuple, par son travail, par sa consommation, par son épargne. Ecraser le peuple d'impots, de taxes diverses et toujours plus nombreuses, bloquer les salaires et autoriser même des salaires "pourboire", favoriser le surendettement des ménages, voila les résultats de cette politique, en bout de course à l'argent, il n'y a plus rien et tout s'écroule car ce système, basé sur des fonds finalement factice, a brisé ce sur quoi il était initialement fondé => la confiance, l'emprunt, les placements et le bon fonctionnement de ces rouages en circuit fermé de toute cette capitalisation artificielle.
| Citation: |
| Le Rassemblement pour la France prend acte du souhait émis par France Bonapartiste par l’intermédiaire de son secrétaire général de quitter les instances de l’UPF. Le Rassemblement pour la France n’a pas de commentaire particulier à faire sur une décision émanant d’un organe politique souverain. France Bonapartiste décide ainsi de concourir au suffrage universel aux cotés du mouvement « Debout la République ». La première conséquence qu’ils en tirent est de quitter la confédération souverainiste. Ceci se passe de commentaires. France Bonapartiste a parfaitement le droit de vouloir placer lors des élections européennes aux seins des listes du mouvement du député UMP Nicolas Dupont Aignan quelques uns de ses membres mais le secrétaire général de ce mouvement ne doit pas pour autant se sentir obligé de claquer la porte de la maison commune en insultant les associations, partis politiques et adhérents directs qui la compose. Membre fondateur de l’UPF, le RPF se souvient que France Bonapartiste a toujours été convié dans la courtoisie aux différentes réunions de notre confédération. Parler maintenant d’inquisition et de sectarisme pour qualifier certains représentants de l’UPF manque pour le moins d’élégance et de savoir vivre. Mais comme tout ce qui est excessif est insignifiant, nous souhaitons ce jour rassurer l’ensemble des adhérents de France Bonapartiste en leur disant qu’ils resteront à titre individuel ou collectif les bienvenus au sein de l’UPF comme d’ailleurs du Rassemblement pour la France. Les abus de langage de leur secrétaire général n’auront de conséquences que pour ce dernier. Il serait en tout cas grand temps que les mouvements souverainistes dans leur ensemble sortent enfin de l’âge infantile dans lequel ils restent nombreux plongés jusqu’à ce jour. C’est un peu comme dans un divorce. Quelle idée de rajouter de la douleur à la douleur, du conflit à l’incompréhension mutuelle en dressant le procès de son conjoint après avoir claqué la porte. Il en va de même en politique. Gardons nous d’insulter nos partenaires, ainsi éviterons nous d’insulter l’avenir. Ensuite, il faudrait sortir de l’alternative, elle sectaire, elle tout droit sortie des procès en sorcellerie, qui pourrait se résumer dans la formule : « Ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi ! ». Il y a beaucoup d’infantilisme, et avouons le, un peu de mégalomanie et de paranoïa à exiger de ses partenaires une fidélité sans partage. Ainsi, rien interdit à un mouvement politique d’avoir des ambitions légitimes pour ses principaux membres. Cela n’implique pas, il me semble, de s’inféoder à une structure, voir à un homme. Bien au contraire, d’ailleurs… Ceci est d’autant plus vrai si le chef en question est réputé pour être un velléitaire et un caractériel. Mais enfin, nous sommes, nous les souverainistes, à l’abri de pareilles mésaventures, au regard de la grande qualité de nos leaders et de nos guides… La prudence voudrait tout de même, excusez la trivialité du propos, éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier. A moins d’en avoir été contraint ! Mais, cela n’est pas possible, au regard de la tradition d’indépendance de nos mouvements ! Pour conclure, le Rassemblement pour la France confirme pour sa part son adhésion pleine et entière aux différentes instances de l’UPF. Sans états d’âme et sans hésitations ! Ce choix de l’union, nous le faisons tous les jours ! Et nous le referons demain, pour nous ainsi que pour tous ceux qui veulent l’union des souverainistes jusqu’au sein de France Bonapartiste ou nous savons pouvoir compter sur encore biens des sympathisants. L’union est un sacerdoce ! Nous la faisons pour nous comme pour les autres. Jusqu’à la victoire ! |
Les écologistes sont visiblement moins obtus que nous, en effet ils ont réussi au moins à se mettre tous autour d’une table pour étudier la possibilité d’une liste unique pour 2009.
J.Bové pour les altermondialistes, D.Voynet pour les Verts, les proches de N.Hulot, etc.
Pourtant beaucoup plus de choses séparent ces différentes tendances que ce qui peut séparer DLR du MPF du RIF ou de l’UPF. Seront plus bête que ceux qui veulent supprimer les voitures à moteur pour remettre en circulation celles tirées par des chevaux. Seront nous moins progressistes que ceux qui veulent supprimer le nucléaire sans alternative à cette énergie, certe sale, mais néanmoins vitale.
À l’évidence les leaders « écolos » sont moins cariéristes que messieurs Aignan, Villiers ou même le sénateur Chevènement qui refusent l’étude d’une union gagnante afin de préserver leurs intérêts particuliers au détriment du devenir de la France et de ces concitoyens.
Quand on voit que même les rancoeurs éxacerbées entre Le Pen/Mégret en 2002 ou Voynet/Bové aujourd’hui n’ont pas empêchées que ces personnes mettent en avant ce qu’ils croient être l’intérêt supérieur du pays, on se demande comment l’animosité NDA-Villiers peut à ce point bloquer l’élan de milliers d’adhérants sympathisants et électeurs qui appelent de leurs vœux cette liste unique des souverainistes.
Et bien messieurs, un effort, mettez vos rancoeurs au placard sinon vous ne serez bientôt plus que des leaders de coquilles vides qui se seront perdus eux même et porteront la responsabilité d’un rendez vous manqué vital avec les électeurs.
Editer les commentaires| Bureau National France Bonapartiste a écrit: |
| France Bonapartiste, fidèle à ses principes d’indépendance, a décidé de quitter la confédération souverainiste connue sous le sigle UPF. Si nous n’avons rien à reprocher personnellement à l’UPF, nous ne pouvons que regretter le sectarisme de certains de ses adhérents qui semblent être partis vers une inquisition gaulliste qui ne peut être que préjudiciable aux idées que nous voulons défendre. Nous pensons que l’heure n’est plus à la discorde et au morcellement des mouvements mais à l’union des idées en vue des élections européennes de 2009 et des suivantes. France Bonapartiste, dans un précédent communiqué, a apporté son soutien aux listes de Debout La République et ce, non dans une mise sous tutelle mais, simplement dans une vision d’unité. Nous appelons tous les mouvements « souverainistes » à faire de même. David SAFORCADA Secrétaire général de France Bonapartiste |
La crise financière, d’origine américaine, qui se propage actuellement à travers le monde a suivi le ralentissement des économies de nombreux pays qui a débuté depuis plusieurs mois, et notamment dans notre pays qui est entré en récession, même si notre gouvernement semble avoir un peu de mal à l’admettre ouvertement.
Le dictionnaire définit la récession comme une baisse du PIB (produit intérieur brut) pendant 2 trimestres consécutifs, c'est à dire une baisse de la richesse créée en France pendant 6 mois.
Eric
Woerth, Ministre du budget, a craqué le premier : il a admis que la
France était en en "récession technique"……..la France était bien en
récession technique ou pas technique…nos gouvernants ont du mal à
l’admettre…et cela avant la crise financière venu d’outre-atlantique….
Cette
crise financière américaine, est due au capitalisme financier sans
limites qui s’est développé outre-atlantique : des banquiers véreux ont
prêté de l’argent à des personnes qui n’en avaient pas les moyens !.
Puis les banques se prêtent entre elle sur de telles opérations
complètement risquées mais ou on pouvait toujours s’y retrouver en
saisissant la maison….Tout cela permis à des financiers d’amasser des
fortunes collossalles car il ne fallait surtout pas remettre en cause
l’ « amerian way of life » des américains à qui ont faisait rêver de la
propriété individuelle même s’ils n’en avaient pas les moyens !
L’endettement des ménages américains a pris des proportions
inimaginables .Aujourd’hui tout ce château de carte s’effondre et la
confiance des américains en leur avenir est au plus bas. Cette perte de
confiance a rapidement traversé l’Atlantique…Premiers touchés les pays
européens bien évidemment !
En France , parmi les victimes de cette crise boursière, on trouve évidemment les petits épargnants qui ont investis en action. Certains ont beaucoup perdu avec la chute des cours. Les épargnants qui ont placé leurs économies en bourse sont particulièrement en colère, surtout ceux qui avaient acheté des actions de banques françaises (qui ont fortement chuté).
Heureusement des faillites bancaires en France sont peu probable (encore que nous ne pouvons rien exclure si la crise s’aggravait encore) ; Il y a peu de chances que cela arrive car les grandes banques françaises ont des activités diversifiées, et une large part de leurs activités est liée à la banque de détail, c'est-à-dire à destination des particuliers. Un secteur qui n'est évidemment pas touché par la crise des subprimes et ses conséquences…
En cas de faillite d'une banque, la loi française protège les économies des épargnants. La loi de 1999 prévoit que si une banque fait faillite, il y a un fonds de garantie qui est alimenté par toutes les banques et qui garantit chaque client à hauteur de 70 000 euros maximum pour tous les comptes espèces (comptes courants, livrets, PEL...) ». Cependant, ce fonds contient moins de 2 milliards d'euros aujourd'hui, ce qui fait craindre que la garantie de cette loi ne soit pas suffisante. Le danger peut venir d'un effondrement non pas d'un seul établissement mais de plusieurs. Nous savons que la garantie repose sur un fonds qui a une réserve et qui risquerait d'être épuisé à cause de la faillite d'une seule banque
Cette crise financière induit également une nette perte de confiance chez les ménages et les acteurs économiques. Une
crise financière, ça veut donc dire aussi moins de croissance
économique, moins de pouvoir d'achat et moins d'emploi. On le voit bien
en France puisque depuis le 2e trimestre les entreprises ont tendance à supprimer des emplois. Le niveau d'emploi a commencé à diminuer au 2e
trimestre 2008, ce qui ne s'était pas vu depuis plusieurs années. La
récession risque de s’installer pour longtemps si nous ne réformons pas
notre système économique et financier en profondeur !
Soyons clairs cette crise sera probablement longue et durable ; elle affectera nos habitudes et notre niveaux de vie pendant une longue période. Nous avons peut être là une occasion d’imposer nos solutions !
Certes la crise est américaine mais l’ouverture trop importante de nos frontières à la mondialisation a permis à la crise de pénétrer chez nous….ce ne sont plus les chars de Guederian qui déferlent sur notre pays mais des actifs « pourris » et des actions sans valeurs……le résultat est le même nous avons perdu une grande partie de notre indépendance nationale…..un cycle de 30 ans ouvert avec la création de l’OMC est en train de se clore. La période du capitalisme triomphant avec toutes ses ingrédients de son idéologie ultra-libérale est mis terminées. Le cycle des privatisations, la mise en concurrence des territoires et des main d’œuvre, avec son cortège des délocalisations, pour satisfaire aux exigences insatiables de « l’acquisition de valeur pour l’actionnaire », bref la dictature de l’actionnariat, au mépris des exigences du long terme et des entreprises elles-mêmes. Rappelez-vous le marché-roi dont le fonctionnement était censé assurer l’intérêt général, le principe de la concurrence libre et non faussée inscrit dans l’Acte Unique de 1987 et dans le traité de Maastricht de 1992 et repris dans le protocole n° 6 du traité de Lisbonne. Rappelez-vous la vigilance sourcilleuse de la Commission européenne vis-à-vis de toute intervention qui aurait pu fausser le libre jeu du marché ! Tout cela est bien mort aujourd’hui ! De ce point vue on peut affirmer sans crainte que la crise actuelle va certainement permettre à nos options de retrouver une crédibilité certaine….les réalités de l’Europe libre-échangiste se sont écroulés avec la crise. Les dirigeants européens violent allégrement la libre concurrence par le retour des aides d’états qu’ils condamnaient hier !
Le fait national est bien vivant à nous de le vivifier en ce qui concerne notre pays. Oui, il faut que les Etats reprennent leurs droits par rapport à des instances entièrement déconnectées du suffrage universel comme la Commission et la Banque Centrale européenne. Seuls les Etats ont la légitimité démocratique pour agir efficacement, mais ensemble de préférence, cela va de soi.
Il faut privilégier les recapitalisations publiques et la conversion des dettes en actions détenues par la puissance publique. Puisque les contribuables seront contraints de payer, que les financiers soient expropriés ! Ce ne serait que justice que les banques qui remplissent en fait une véritable mission de service public et ont acquis le monopole de fait de la création monétaire, redeviennent, conformément au préambule de la Constitution de 1946, propriété de la collectivité et qui a toujours valeur constitutionnelle aujourd’hui !. Et que les conséquences en soient tirées quant au choix des dirigeants et quant à la définition de nouvelles conditions d’octroi des crédits. La recréation d’un grand pôle financier public est d’ailleurs un élément de la solution comme outil d’un plan de relance ciblé.
Ainsi l’action de l’Etat (c’est le cas de le dire !) doit lui permettre d’éviter la contraction massive du crédit qui aggraverait encore la récession économique actuelle….
Déjà l’Etat doit, aussi, se réformer structurellement en profondeur afin de lui permettre d’agir efficacement ; adieu le libéralisme outrancier ! bonjour l’interventionnisme étatique et le protectionnisme économique ! ce ne sont plus des gros mots…..
La France a besoin d’un véritable plan de relance économique dans tous les domaines.
L’épargne sur le long terme doit être privilégiée, les spéculations boursières ne sont plus de mises….cette épargne doit être orientée vers l’investissement productif dans notre pays avec obligation de localisation ou de relocalisation. Ainsi doit être effectuée une grande politique de ré industrialisation de notre pays car sans industrie il n’y a pas de souveraineté nationale !
La réforme du Livret A doit être remis en cause et ses excédents doivent servir uniquement au logement social. La rénovation de l’habitat ancien doit aussi permettre un meilleur logement pour tous. Tout cela doit permettre de contribuer à la relance économique indispensable.
Les aides aux PME et aux collectivités territoriales doivent être favorisées par des fonds d’épargne gérés par la caisse des dépôts.
Egalement on doit diminuer les charges sur les PME-PMI, avec par exemple la mise en place de la TVA sociale.
Pour être conforme aux problèmes actuels de notre planète, cette politique de relance économique doit respecter le développement durable……
Il faudra favoriser les économies d’énergies et les énergies alternatives dans l’automobile, l’habitat et l’industrie renaissante : énergie solaire, géothermie, piles à combustibles, toutes les énergies propres et renouvelables et toute l’économie de l’hydrogène. Par des investissements massifs en ces domaines nous entrerons plus vite dans l’ère de l’après pétrole et des énergie fossiles si polluantes et si dangereuses pour notre couche d’ozone.
Il faudra bien sûr renationaliser entièrement EDF et GDF en les regroupant dans une grande entreprise publique « Energies de France » qui permettra l’accès à l’énergie bon marché à tous les français.
La politique d’aménagement du territoire qu’il s’agit de relancer doit aussi permettre d’effectuer un grand plan d’infrastructures ferroviaires. Les lignes secondaires « non rentables » doivent être ré ouvertes et modernisées ; le fret ferroviaire doit être également favorisé.
Toute cette politique nouvelle ne peut réussir qu’à la condition que la relance du pouvoir d’achat soit effectuée au niveau européen et même mondial ; un parfait exemple de coopérations interétatiques et pas le pouvoir d’une commission irresponsable qui n’a de comptes à rendre à personne ! Cette coopération est indispensable si nous ne voulons pas revoir les errements socialistes de 1981-1982.
On le voit bien les solutions existaient déjà avant la crise actuelle mais nos idées redeviennent maintenant crédibles grâce à cette crise…. ; parfois à malheur est bon….raison de plus pour amplifier l’intervention politique de l’U.P.F. !
Joël RIGOLAT
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